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Par Liliane, novembre 2026
LE VENTRE d'AVIGNON
1ère partie - Les rues dédiées et les marchés
Pour donner une idée de la difficulté à situer les rues et les places anciennes par rapport au plan urbain que nous connaissons, voici une représentation d’Avignon début XVIIème siècle par Matthäus Merian :

Le commerce a toujours été la principale activité urbaine, et le moyen d’assurer la prospérité d’une ville, attirant des foules de négociants et d’acheteurs. Qui est considéré comme un marchand ? Celui qui, dans son échoppe, vend ce que les artisans, les cultivateurs ont produit ; le camelot qui arrive chargé de divers produits tentants ; les négociants en bestiaux lors des foires ; les paysannes venues en ville vendre leur surplus ; et les grands marchands itinérants qui font commerce de tout ce qui arrive de loin, la soie, les brocarts, les pierres précieuses, les épices, les fruits exotiques, souvent par la mer.
Durant des siècles, pour faire ses courses à Avignon on se rend dans des endroits bien déterminés où la concurrence joue à plein, puisque les divers produits sont groupés par affinités dans des marchés et des rues dédiées. Bourgeoises, domestiques, artisans, paysannes venues à pied ou en charrette des campagnes environnantes, colporteurs de toutes sortes, mendiants, maquignons, quelques voleurs à la tire sans doute, animaux entravés, tout le monde se mêle quotidiennement entre boutiques, étals provisoires, couffins posés au sol… cependant tout est bien réglé, encadré, et dûment taxé.

Miniature du XIVème siècle - BnF
Les rues spécialisées
Dès le Moyen-âge les marchandes d’oignons, ou cèbes, cébettes et aulx sont groupées dans un vaste ensemble allant de la rue Oignon justement (rue Armand de Pontmartin actuelle) jusqu’à sainte Catherine et la Banasterie.

La place Carnot s’est aussi appelée de la Poulasserie : entre la rue des Ciseaux d’Or et la petite Saumerie se vendent la volaille et le gibier réservé aux plus aisés.
Les fromages se trouvent dans cette même rue de Pontmartin actuelle qui est alors divisée en trois tronçons : plus près de la place Carnot actuelle, c’est une prolongation des Encans, autrement dit les enchères qui occupent la place et le début de la rue.
Marchand de volaille - Miniature du XIVème siècle - BnF
Au XV et XVIème siècle, c’est là qu’on peut acheter des rabes, c'est-à-dire les radis noirs, les navets, céleri-rave, mais on les trouve aussi rue de la Rappe, déformation du mot original.
La place des Châtaignes garde le souvenir du marché aux… châtaignes, aliment de base dont la farine remplaçait souvent celle du blé. On cultivait des châtaigniers jusque dans les monastères.
Le blé se vend tout d’abord dans un setier, sous de grandes voûtes derrière l’église saint Geniès, puis dans la halle au blé de la place Pie quand celle-ci, dégagée après la démolition de la maison de Perrinet Parpaille exécuté au même endroit, fut dévolue à un marché. Selon les récoltes, au temps des papes un émeiral de blé, soit environ 20 kg, se vend entre 5 et 8 sous ; le « pain blanc » destiné aux plus aisés vaut le double du pain de seigle.
En 1353, la Carreria Porqueriorum, plus tard rue des Pourquiers (porchers, porcherie) est occupée par les marchands de cochons. C’est l’actuelle rue de la Bourse.
Souvent l’abattage des bêtes se fait dans la rue, d’où des coulées sanguinolentes et une hygiène déplorable. Un abattoir existe rue Calade (actuelle Joseph Vernet) à l’angle de la rue Porte Evêque, lequel offre « un spectacle dégoûtant, voire dangereux ».
L'abattage du cochon -Miniature du XIVème siècle - BnF


Vente d'abats -Miniature du XIVème siècle - BnF

Viande salée -Miniature du XIVème siècle - BnF
Ce n’est qu’en 1816 que sera édifié un abattoir plus salubre rue de la Velouterie « dans un vaste espace triangulaire situé à gauche en entrant par la porte Saint-Roch, entre le rempart, la tour de l’angle Sud-Ouest, et un mur de jardin ». Un ensemble immobilier l'a remplacé.
On construit plus tard des « abattoirs frigorifiques » à Champfleury (disparus aussi).

Abattoirs rue de la Velouterie

Abattoirs frigorifiques de Champfleury
Les boucheries se trouvent sur des terrains appartenant à des corporations ou à des particuliers qui en perçoivent le loyer mais ne se soucient pas de leur entretien.
Il existe, au XIVème et au XVème siècle, une boucherie rue saint Marc (actuelle République) près de saint Martial. Un mouton entier vaut 10 à 12 sous, une livre de viande de bœuf 4 à 6 deniers – sachant que le salaire d’un ouvrier tourne autour de 1 ou 2 sous par jour. (Une livre vaut 20 sous et 1 sou vaut 12 deniers. 1 florin d’or vaut 24 sous au XIVème siècle)
En 1489 la « grande boucherie » près de l’Hôtel de Ville est si insalubre que les édiles, faute de pouvoir la fermer, afin « d’éviter que les malfaiteurs ne s’y cachent, et que les lépreux, malades, ou autres personnes, n’y dorment la nuit et n’y fassent des ordures, ce qui rend les viandes infectes » (au sens non seulement de mauvaises au goût, mais également de propagatrices de maladies), soumettent un devis de plus de deux cents florins au Conseil de ville pour des améliorations à apporter au bâtiment.
Cependant il faut attendre deux siècles pour que la grande boucherie municipale soit reconstruite sur des plans de Mignard. La rue qui y mène depuis le Portail Bocquier prend le nom de Bouquerie, toujours d’actualité. La place de l’Hôtel de Ville est alors beaucoup plus restreinte ; quand on l’agrandit en 1743, le bâtiment est démoli.
En 1749, la ville acquiert du comte de Villefranche son vaste hôtel de la rue du Vieux Sextier pour y édifier une boucherie sur les plans de l’architecte Franque. La maçonnerie seule coûtera environ douze mille livres. Le Passage des Boucheries (de l’ancien ghetto, actuelle rue Bernheim-Lyon) y mène depuis la rue Bonneterie.



Décors de la boucherie de Franque rue du Vieux Sextier
A la place des maisons voisines on installe la triperie et la poissonnerie. Le marché aux poissons s’était tenu vers le portail Briançon, « sur un terrain dépendant de la vigne épiscopale, ce qui obligeait les poissonniers à payer à l’évêque un cens en nature, consistant en aloses et en sophies ». Le poisson est alors obligatoire lors des nombreux jours de fêtes religieuses. On recommande aux jeunes de consommer les

poissons frais ou au vinaigre, du crabe, des lamproies, tandis que le poisson salé est prescrit aux personnes « décrépites » et âgées.
Au-dessus des boutiques on prévoit des réserves de blé pour les distribuer en temps de disette.
La rue de l’Arc-de-l’Agneau pourrait avoir marqué l’emplacement assigné aux tondeurs de moutons.
Les sauniers, marchands de sel, se tenaient rue de la Grande Saunerie (actuelle Carnot). Voir l’article et la vidéo « Le grenier à sel »
Peaussier et savetier
Miniatures du XIVème siècle - BnF
Vous avez besoin de chaussures ou de bottes ? Rendez vous chez les cordonniers et savetiers rue de la Sabaterie (rue des Marchands/début du Vieux Sextier actuel) ; l’hiver arrive ? Allez alors non loin, chez les peaussiers rue des Pelisseries (Carreria recta Sabbaterie antique nume dicta Pelliparie en 1255, qui deviendra Croneterie au XIXème siècle puis actuellement Fourbisseurs).



On fabrique beaucoup de choses en cuir : au XIIIème siècle, les marchands de cuir se tiennent tous les mardis rue et place de la Curaterie (portion de l’actuelle Bonneterie), puis autour de Notre-Dame la Principale mais ils se plaignent d’être molestés par les courtisans à cause de leurs étalages sur la voie publique. Au XIVème siècle, le Maréchal de la Cour romaine et le Viguier les font transférer rue de la Carreterie et sur la place des Carmes. Ensuite ils s’établissent rue des Coffres ou Escoffiers (vers la rue Rouge actuelle) jusqu’au XVIIIème siècle. Une petite place, dite du Père Eternel, en est le centre. Les habitants ont formé une association charitable, l’Aumône du Marché des Cuirs.
Travail du cuir - Miniatures du XIVème siècle - BnF
Envie de parader ? Choisissez votre épée rue des Espassiers, une portion de la rue de la Bonneterie à la place de la Principale.
Besoin (ou caprice) d’une nouvelle parure ? Rue de la Garlanderie (rue Galante actuelle) c’est le domaine des marchandes de garlandes, coiffes pour femmes. Passez ensuite par les rues de la Chausseterie, de l’Argenterie, de l’Epicerie…
Les verriers travaillent rue de la Verrerie, dans le même secteur. Un célèbre M. Jean Pierre y exerce encore en 1781.

Miniature du XIVème siècle - BnF

Partant de la place Carnot actuelle, rue Broquerie, qui signifie boissellerie, autrement dit tout ce qui se fait en bois, vous pouvez vous équiper de seaux, boites, barattes, bols, planches, brosses… et à sa suite la rue Corderie (qui donnera son nom à toute la voie) vous propose cordes et ficelles, si bien que, comme l’écrit M. Achard dans son « Guide du Voyageur d’Avignon » : « Après avoir acheté un seau dans la première, on achetait dans la seconde la corde nécessaire pour le descendre dans le puits. C’était naturel. »
Cordier - Miniature du XIVème siècle - BnF
L'importante corporation des drapiers est groupée dans leur loge, une vaste halle couverte et protégée par une grille rue de la Draperie ou Boutique Rouge, près de l’église saint Pierre. Les draps d’Avignon sont fort réputés, et concurrencent même ceux du Nord. Une paire de draps fins en laine du Languedoc vaut 1 à 2 florins au XIVème siècle. La rue «del Stiradors», les ouvriers qui tendaient les draps pour leur finition, partait de la place vers les remparts.


Drapier et vêtements de soie - Miniatures du XIVème siècle - BnF

Les marchands et marchandes ambulant-e-s parcourent les rues en ventant leurs produits, installent leurs étals partout où c’est possible, particulièrement à la lisière des cimetières qui jouxtent les églises paroissiales. Ceux-ci seront déplacés à l’extérieur des remparts à mesure que la pression urbaine (et un certain souhait d’hygiène) se feront plus forts.
Marchandes de gâteaux et verrier ambulant - XVième siècle

Les marchés intra-muros
Au Moyen-âge, le marché principal se tient à la porte Ferruce, au bout de la rue actuelle du même nom, où aboutissaient au XIIIème siècle les rues de la Boucherie, de la Poissonnerie et de l’Herberie. Il y a également le marché de saint Symphorien (voir ci-dessus les rues de l’Oignon, Fromages, etc.) et celui de saint Pierre qui jouxte l’église, sur un mur de laquelle on a fixé les étalons de mesures de longueur : la canne, l’aune, la dextre.
Un marché au parchemin se tient rue des Lombards (devant saint Didier).
Au fil des rues et des places, on remarque des inscriptions gravées dans la pierre :
Rue de la Courreterie des Chevaux (actuelle Paul Saïn) c’est le marché aux Chevaux.
Rue du Vieux Sextier : « Marché aux Herbes »
Place du Change : Marché au Pain
Rue du Puits de la Reille : Marché au Sel
Place Aubanel sur la façade de l’Hôtel de Forbin : Marché au Plâtre
Rue Paul Saïn : Marché au Charbon
Rue Petite Calade : Marché au fil
Rue des Fourbisseurs : Marché de la Soie (inscription disparue)
Place saint Didier : Marché au Bois et aux Cocons
Ce dernier marché est dû au maire Guillaume Puy (de 1795 à 1815) dans le but de relancer l’économie d’Avignon mise à mal après les violences révolutionnaires et le départ de la cour pontificale en 1791. Outre l’établissement du grand marché place Pie soutenu par une association patriotique, il crée différents points de commerce en incitant les négociants à s’y installer, y compris par voie publicitaire. De multiples avantages vont également faire revivre les foires annuelles telles saint André et saint Mathias. Il fait adopter, non sans mal, le système métrique pour rationaliser les échanges jusqu’alors excessivement complexes à cause des nombreuses mesures utilisées. Les boulangers sont dans l’obligation d’afficher les prix en rouge. En 1801 il crée une Bourse du commerce dans l’ancienne église St Geniès, rue de la Bonneterie.








Cette intense activité commerçante dans la ville est encore très présente à la fin du XIXème siècle, bien que les secteurs ne soient plus aussi définis. Henri Bosco décrit ainsi le quartier où il naît en 1888 : « On disait « la Carreterie » pour tout le quartier. Un quartier ancien resté commerçant, animé, populaire, et où se touchaient le long de la rue échoppes, boutiques, magasins, remises, entre les remparts, l’église des Carmes, le clocher de st Augustin, le coin du Portail Matheron. Le commerce y était vivant. On y trouvait de tout, des selliers, des grainetiers, des sabotiers, des épiciers, des quincaillers, des papetiers, des marchands de vin, des droguistes ; des merciers, et des bonnetiers, et des drapiers, et aussi des limonadiers, et des charrons !
On échangeait beaucoup, au détail et en gros, du matin au soir. Il s’exhalait ainsi de ce commerce un air puissant en odeurs mélangées. C’était le cuir, le blé, le tourteau, les épices, des bois résineux, la fibre, la laine, le vin, la soude, le soufre, le café, le savon, et toutes les huiles, dont les émanations, surtout aux chaleurs de l’été, s’élevaient entre les maisons et y pénétraient très profondément. »

Place Carnot, place des Carmes et rue Carreterie, fin XIXème siècle


Au cours de la deuxième moitié du XIXème siècle, bien des places et rues, victimes de modernisation, disparaissent, ou perdent leurs commerces traditionnels et les marchés ancestraux se déplacent.

Fleuristes place du Change

Petit marché paysan

Halles aux Grains place des Carmes
Exemple de la transformation des commerces (pourtant moins rapide que maintenant !) : des anciennes boucheries de Franque au « Bon lait » à Epicerie à Clés services et à présent la librairie « La Comédie humaine ».


Banquet du syndicat des laitiers d'Avignon en 1926
Le change et les taxes
Jusqu’à la Révolution, nombre de monnaies différentes se côtoient et les papes exigent que les transactions faites à Avignon le soient dans leur monnaie : denier, douzain, quadruple écu, gros d’argent valant dix baïoques, liard, florin, patard…
Le change effectué pour les monnaies extérieures au Comtat Venaissin par les banquiers du pape est donc obligatoire ; les activités bancaires ont lieu carriera Magnorum Camborium, place du Change actuelle longtemps la plus grande place et la plus fréquentée d'Avignon, entre le grand masel (abattoirs) et le quartier des Drapiers. La corporation des changeurs, qui comprenait dix-sept personnes en 1328, y avait installé ses loges, mais on comptait 43 changeurs dans toute la ville, dont 34 furent condamnés pour emplois de balances et de poids frauduleux !


Opérations de change - Miniature du XIVème siècle - BnF
Jusqu'en 1148 Place du Change se trouve le Rodel ou maison du Diamant, une bourse dédiée au commerce des monnaies et à l’évaluation des lingots et pierres précieuses. Elle est démolie sur ordre du cardinal de Foix pour agrandir la place.
Depuis les papes, pour surveiller, contrôler et bénéficier de ce négoce foisonnant, tant les consuls que les légats successifs édictent de nombreux règlements, redevances, prélèvements et taxes qui s’accumulent au fil du temps. Le droit de courtage touche les importantes livraisons de vin et de blé transportés par le Rhône, un courtier de la ville étant chargé de prélever un pourcentage sur les ventes à l’arrivée. Les marchands sont dans l’obligation de louer à la ville ou au pape l’emplacement où ils établissent leur étal par le droit de table ou droit de place (toujours en vigueur !). Selon que le marchand est citoyen d’Avignon, il est exempté, sinon il doit la leude aux consuls, une taxe variable sur ses marchandises.
Une taxe qui va perdurer longtemps, c’est l’octroi à payer à la municipalité pour utiliser le pont et entrer dans la ville : supprimé en 1791 à la grande joie des citoyens, rétabli sept ans plus tard, de nouveau supprimé en 1851 mais resté en vigueur, l’octroi ne sera définitivement abandonné, à Avignon comme partout, qu’en 1943. (Voir l’anecdote 13)
C’est pourquoi, au fil des siècles, de nombreux marchés et foires s’établissent à l’extérieur des remparts.
Péage de pont

A l’extérieur des remparts au XIX et XXème siècles
Au XIXème siècle et au début du XXème, le développement des transports, la modernisation de l’éclairage, de la voierie et les nouvelles exigences en matière de salubrité publique poussent la municipalité à déplacer les marchés, principalement les marchés de gros, à l’extérieur des remparts, du côté protégé des crues.
Un grand marché aux bovins et aux porcs (qu’on ne laisse plus errer en ville depuis un longtemps) est établi aux alentours de la Porte saint Roch. Pour les abriter on y construit une vaste halle métallique dans les premières années du XXème siècle ; les animaux sont acheminés par train et leur débarquement a lieu sur le même quai que celui des passagers, ce qui ne va pas sans désagréments ! Une nouvelle organisation ne sera effectuée qu’en 1923. La halle de la Porte saint Roch est détruite dans années 1950.



Marchés aux bestiaux et aux chevaux porte saint Roch
Le marché aux chevaux est déplacé à plusieurs reprises, d'abord de la rue de la Courreterie (actuelle Paul Saïn) à la place des Carmes en 1791. Pour y faire place, plusieurs vieilles maisons appartenant aux Carmes, formant l'Isle 14, sont abattues (si bien que ce numéro est manquant dans la liste des isles). Puis Porte saint Roch et vers la Porte Saint-Lazare. Lors de la Foire de Printemps, jusqu'à 1 200 chevaux y sont regroupés.. On peut encore voir les anneaux de fer qui servaient à les attacher.

Les allées de l’Oulle accueillent de nombreux maraîchers, où viennent s’approvisionner les commerçants des Halles.
Boulevard Saint-Michel se tient le marché aux raisins, très important en raison du négoce des vins de la région.


Marché aux raisins boulevard saint Michel
Marché aux primeurs boulevard saint Michel,
on aperçoit la halle pour les bêtes


En deuxième partie nous poursuivrons notre découverte du « ventre d’Avignon » pour paraphraser Emile Zola, en nous aventurant dans les Halles : ne la manquez pas !
Un grand merci à M. Michel Bourgue qui nous a fait don de sa formidable collection de cartes postales et photographies.
Bibliographie
-Joseph Girard – Evocation du Vieil Avignon
-M. Achard - Guide du Voyageur
-Bernard Thomas – « Avignon dans les premières années du XIXe siècle, souvenirs d’Amédée Chaillot, écrits en 1888 »
-https://www.culturalis.fr/pages/histoire/histoire-medievale/les-foires-medievales