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Par Liliane Avril 2026
Petites histoires au sein de la grande Histoire...
Celle d'Avignon est riche en anecdotes, tragiques ou cocasses.
Au cinéma ce soir
Avignon, ville photogénique
(nonobstant les destructions et « modernisations »
des années 60) a été choisie à de nombreuses reprises pour figurer dans des films, anciens et récents, célèbres ou pas, avec ou sans vedettes.
En voici quelques exemples.
Parmi les plus beaux, Le Hussard sur le Toit (Jean-Paul Rappeneau, 1995), avec Juliette Binoche et Olivier Martinez. Tiré d’un roman de Jean Giono, il relate une chaste histoire d’amour pendant la terrible épidémie de choléra qui ravagea la Provence en 1832. Des scènes ont été tournées rue des Teinturiers.

Le plus ancien, Minuit place Pigalle, d’après un roman de Maurice Dekobra, qui comme son titre ne l’indique pas, a été tourné à Avignon en 1934 par Roger Richebé. Producteur de Renoir et Marc Allegret, il deviendra metteur en scène d’une quinzaine de films, et se compromettra gravement en collaborant avec le régime de Vichy. Le film raconte la chute puis la rédemption d’un maître d’hôtel ruiné au jeu, incarné par Raimu (1883-1946).


Le plus drôle… Les Vacances de Mr Bean (Rowan Atkinson, 2007). Le célèbre comique britannique qui a gagné une semaine de vacances sur la Côte d’Azur, passe par la gare TGV d’Avignon et s’aperçoit qu’il n’a plus ni argent ni passeport, début d’aventures délirantes comme il en a le secret.
Le plus romantique : L’étudiante (Claude Pinoteau, 1988) avec Sophie Marceau et Vincent Lindon tout mignons, filmés devant le Pont d’Avignon


Le plus iconoclaste et aussi très drôle : Gazon Maudit (Josiane Balasko, 1995), quand Victoria Abril délaisse son don Juan de mari (Alain Chabat) au profit de Josiane Balasko. Des scènes ont été tournées place saint Didier et rue du Prévôt.

Le plus américain : La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil (Anatole Litvak, 1970) d'après un roman de Sébastien Japrisot. La très jolie actrice Samantha Eggar va se retrouver entraînée dans une histoire aussi mystérieuse que dangereuse en suivant la Nationale 7 au volant d’une Ford Mercury Grand Marquis coupé de 1969 (pour les amateurs) qui la fera passer par Avignon.

Le plus « culte » : le feuilleton comme on disait alors, La Demoiselle d’Avignon (Frédérique Hébrard et Louis Velle, 1970), conte de fée romanesque, avec Marthe Keller éclatante et le séduisant Louis Velle, qui fit les beaux jours de la télévisons des années 70.


Le plus fou : Pierrot le Fou (Jean-Luc Godart, 1965). Jean Paul Belmondo déambule tout habillé avec Anna Karina dans la Durance au niveau du pont de Bonpas.

Le plus documentaire, Les Glaneurs et la Glaneuse (Agnès Varda, 2000) , filmé dans de nombreux endroits et à Avignon en particulier, où elle interroge de « vrais gens » qui, par nécessité ou par sens artistique, « glanent » tout ce que laissent les autres. Par ailleurs, Agnès Varda fut chargée par Jean Vilar, dès 1948, de photographier les spectacles et les artistes inoubliables de l’aventure du festival.


Le plus engagé… Désengagement (Amos Gitaï, 2008),
avec Juliette Binoche, Liron Levo et Jeanne Moreau
qui commence à Avignon et se poursuit
lors du conflit entre Israël et la Palestine.
Le plus ésotérique : La Prophétie d’Avignon (série télévisée de David Delrieux, 2007). Une histoire de secret de famille et de quête d’initiés qui se déroule dans le Palais des Papes dont une gargouille prend vie et s’envole…



Le plus avignonnais ? Avignon (Johann Dionnet, 2024), trois jours de tournage se sont déroulés pendant le festival, le reste des scènes ayant été reconstitué ensuite avec plus de 630 figurants – relate un chassé-croisé amoureux entre la place des Corps Saints, la rue des Teinturiers, le Palais des papes et quelques théâtres.
Et le plus improbable ? The last Duel (Ridley Scott, 2024), avec rien de moins que Matt Damon, Adam Driver et Ben Affleck, se passe au Moyen-âge. Pas à Avignon en fait mais… le Palais des Papes, y compris Notre-Dame des Doms (posée en 1859) figure dans la skyline de Paris au XIVème siècle !

En 2024 le Conseil départemental de Vaucluse a créé un fonds de soutien de 200 000 euros destiné à un « Plan cinéma » en faveur de la création audiovisuelle et plusieurs projets ont été réalisés depuis. Chaque euro dépensé pour un tournage génère 7,60 € de retombées pour le territoire et favorise la création d’emplois dans les domaines de la technique.
Bibliographie
https://www.echodumardi.com – Article de Laurent Garcia
https://www.ledauphine.com/culture-loisirs
Et bien sûr Wikipedia et IMDB.