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Par Liliane Novembre 2026
Petites histoires au sein de la grande Histoire...
Celle d'Avignon est riche en anecdotes, tragiques ou cocasses.
Et si on parlait provençal ?
4ème leçon
Reprenons nos « leçons » de provençal ! Côté mer, rivière, eau…
Aigo, eau en provençal. Aïgarden, eau de vie. Une rue d’Avignon porte ce nom.

La marchande d'eau-de-vie
Musée Carnavalet Paris

A déguster après avoir dîné d’ « aigo-boulido » ? Un potage à l’ail, sel, brin de sauge et beaucoup d’eau.


Esquicha l’anchoio, la façon traditionnelle de déguster un anchois salé en l’écrasant sur une croûte de pain… plutôt dévolue aux pauvres. Un glissement de sens a donné « lésiner », et esquicho-anchoio désigne une personne radine.
Ensuite on risque de « venir en eau » être en sueur, à ne pas confondre avec « verser de l’eau » escampa d’aigo,
ou encore « changer l’eau aux olives », qui fait appel à une fonction corporelle liquide…


Quand tout va bien, facilement (ça arrive) vous pouvez vous exclamer : Bateau ! L’expression vient peut-être de baastel en vieux français, qui a donné bateleur, celui qui faisait des tours sur les places des villages pour attirer les badauds.
Au contraire « C’est tout barque à travers » : quand tout va mal, comme une barque à la dérive. Du désordre, du laisser aller dans une maison, c’est « tout va barque à travers ».
Et « se touca li cin sardino », se toucher les cinq sardines ? Une poignée de main ! Argot qu’on retrouve aussi
chez les Parisiens des années 1880.

Bibliographie
- Claude Martel - Le Parler provençal
- Jean Claude Bouvier Claude Martel - Anthologie des expressions provvençales